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semantique-generale

Mercredi 27 septembre 2006

Ce blog est destiné à tous ceux qui veulent découvrir ou qui s’intéressent déjà à la Sémantique Générale (ou logique non aristotélicienne ). Cette première page vous explique le plus simplement possible de quoi il s’agit et en quoi cette façon de penser pourrait changer le monde en général et vous-même en particulier.

PRESENTATION DE LA SEMANTIQUE GENERALE :

Popularisée par la série de romans de science-fiction " Le cycle du Non-A " de A.E Van Vogt, la Sémantique Générale ou " logique non-aristotélicienne " permet de revenir sur les postulats qui régissent la pensée humaine depuis qu’Aristote les a énoncés au IV° siècle avant Jésus-Christ,.

 

Selon Aristote 

  • - ce qui est est (ce qui est vrai, est vrai, ce qui est faux est faux). C’est le principe d’identité.   
  • - rien ne peut à la fois être et ne pas être (ce qui est vrai ne peut pas être faux et inversement). C’est le principe de contradiction.
  • - tout doit être ou ne pas être (une proposition doit être vraie ou fausse).C’est le principe du tiers exclu.

Pour Alfred Korzybski, créateur de la Sémantique Générale, inspiré par les travaux d’Einstein et la physique quantique, trois considérations permettent de réviser ce système de pensée :

1 – "  la carte n’est pas le territoire " : une carte " n’est " pas le territoire qu’elle représente, elle ne fait que le représenter. Le mot qui désigne une chose n’est pas cette chose. Je ne peux pas manger le mot " pomme "

2 – " une carte ne représente pas tout le territoire " : un mot ne résume pas tout ce qu’est une chose. Le mot " pomme " ne m’indique pas la forme de la pomme, sa couleur, si elle a un pédoncule, etc.

3 – " une carte est auto–réflexive " : elle donne aussi des renseignements sur elle-même. Le langage qu’on utilise parle aussi de lui-même. Il nous donne, par exemple, des indications sur celui qui l’utilise.

Dans le système aristotélicien, la pensée est dualiste, tout est vrai ou faux, bon ou mauvais, rien de ce qui est faux ne peut être vrai, ce qui est bon ne peut être mauvais, etc. C’est cette logique qui, depuis l’Antiquité, a structuré la pensée, le langage, les comportements humains donc l’évolution de la civilisation, la vision que l’Homme a de lui-même et du monde.

Les découvertes scientifiques du XX° siècle ont montré que la vision aristotélicienne ne correspond pas à la réalité telle qu’elle se manifeste au travers de la relativité et de la mécanique quantique : on a démontré expérimentalement, donc scientifiquement, que l’espace ne peut être dissocié du temps, qu’un élément peut être dans deux états différents en même temps, dans deux endroits à la fois en même temps, et que la présence d’un observateur peut modifier la réalité observée.

Une nouvelle façon de penser est donc nécessaire pour adapter l’homme à son environnement. C’est ce que propose la Sémantique Générale.

Pourquoi vouloir changer notre façon de penser ?

  • - Parce que penser en termes de " bon " ou " mauvais ", de " bien " ou " mal ", de " vrai ou faux " ne peut qu’amener des divergences d’opinions basées sur des préjugés donc des conflits. Ce sont toujours les autres qui ont tort.  
  •  
  • - Parce que confondre les mots et les faits (ou les choses) qu’ils décrivent ne peut qu’amener la confusion entre ce qu’est une chose indépendamment de nous et ce que nous pensons qu’elle est, entre ce qui se passe et ce que nous pensons qu’il se passe.
  •  
  • - Parce que créer des concepts abstraits comme le bien, le mal, le parti, la nation, l’Etat, etc et leur donner une existence en dehors de l’Homme et au-dessus de lui amène à prendre des décisions qui, au lieu de tenir compte de la réalité, ne font référence qu’à des théories, des idéologies, des doctrines, des croyances sans tenir compte des gens et des évènements.
  •  
  • - Parce que croire que le monde est figé par les étiquettes qu’on donne aux choses nous rassure peut-être mais ne reflète pas la réalité, qui est en perpétuel mouvement et en perpétuelle évolution
  •  
  • - Parce que croire que tous les choix se limitent à deux solutions : une bonne et une mauvaise ne correspond pas, de toute évidence, à ce que nous pouvons faire dans tous les domaines de notre existence et que cette limitation bride notre créativité et notre liberté d'action.
  •  
  • - Parce que discuter de ce qui est bien ou mal, vrai ou faux en ne proposant que des choix binaires n’oppose la plupart du temps que des convictions au lieu d’opposer des faits, en partant du principe que c’est l’autre qui a tort.

Ce ne sont là que quelques aspects de cette nécessité de changement, car la pensée aristotélicienne conditionne aussi notre vision de l’Homme, de la Famille et de la Société. Nous en parlerons plus loin.

Pour sortir de ce carcan mental, la Sémantique Générale propose une vision différente de l’Homme et du monde.

  • - L’Homme est un tout et il est inséparable de son environnement : le corps ne peut être séparé de l’esprit et ensemble ils interagissent avec le milieu.
  •  
  • - L’Homme est en constante évolution, chaque génération transmettant ses acquis à la suivante.
  •  
  • - Il utilise des symboles pour communiquer : mots, langage écrit, etc.
  •  
  • - Il a la possibilité de dépasser le temps pour tisser des liens avec le passé, relier sa pensée à celle d’autres hommes qui ont vécu bien avant lui.
  •  
  • - Il a conscience de sa propre mort, donc de la finitude et du temps qui passe.
  •  
  • - Il peut faire des choix en anticipant les conséquences de ses actes. Il est responsable.
  •  
  • - Il a la possibilité de court-circuiter ses réactions émotionnelles par le raisonnement avant de réagir.

Pour son créateur, la Sémantique Générale est ainsi qualifiée parce qu’elle trouve des applications dans tous les domaines de l’activité humaine. Elle permet de faire émerger des solutions nouvelles à tous les problèmes parce qu’elle propose une vision globale et harmonieuse de l’Homme et du Monde, correspondant à son niveau d’évolution scientifique. C’est en cela qu’elle offre une alternative historique à la logique aristotélicienne et à ses implications.

Par Non-A
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Samedi 30 septembre 2006

Si vous venez pour la première fois sur ce blog, nous vous conseillons de commencer par la lecture du premier article à avoir été publié "Présentation de la Sémantique Générale", à l'adresse http://semantique-generale.over-blog.com/article-3980484.html , puis de lire les suivants dans l'ordre inverse dans lequel ils apparaissent dans la liste des articles.

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C'est A.E Van Vogt, écrivain de Science-Fiction d'origine canadienne (1912-2000) qui a popularisé la Sémantique Générale, ou Logique Non-Aristotélicienne, à travers sa trilogie du Cycle du Non-A (Non-A s'abrège par un A surmonté d'un tiret).

Dans la post-face de l'édition définitive de 1970, on trouve une présentation de la Sémantique Générale dans laquelle Van Vogt explique que l'apport principal de cette théorie est que l'individu ne perçoit qu'une partie de la réalité et que chacun ne se construit son identité qu'à partir des fragments de ce qu'il croit être "la vérité". Cette présentation se termine par un paragraphe dans lequel il indique que " l'autre idée de base de ce livre, c'est que mémoire et identité sont une seule et même chose " et que ce qui tient une place essentielle dans son livre est que " la mémoire, c'est le soi ". 

Ce faisant, il invite chacun de nous à réfléchir sur ses certitudes, y compris les plus fondamentales, comme celle d'être convaincu d'être soi-même.

EXTRAIT DE LA POSTFACE DU « MONDE DES NON-A » de A.E VAN VOGT :
" La Sémantique générale traite du sens des significations. De ce fait, elle transcende et surpasse la linguistique. Son idée essentielle est qu'une signification ne peut être comprise que si l'on tient compte du système nerveux et du système de perception humains qui en ont été les vecteurs et les filtres. Ainsi, en raison des limitations de son système nerveux, l'homme ne peut appréhender qu'une partie de la vérité et jamais sa totalité. En décrivant cette limitation, Korzybski emploie le terme « niveau d'abstraction », expression qui chez lui ne comporte aucune nuance symbolique mais signifie seulement « abstraire de », c'est-à-dire prendre une partie du tout. II prétend en effet qu'en observant un processus naturel, un homme peut seulement en abstraire - c'est-à-dire en percevoir - une partie.
Si je m'étais contenté d'exposer les idées de la Sémantique générale, nul n'aurait trouvé à y redire mais en vérité, en tant qu'auteur, j'ai voulu aller plus loin dans l'étude d'une situation paradoxale. Depuis la théorie de la relativité d'Einstein nous savons que, lors d'une expérience, il faut tenir compte de l'observateur. C'est une chose qui est parfaitement admise, par exemple en histoire, où l'on considère que les préjugés raciaux ou religieux des écrivains ont pu les influencer. En revanche, la plupart des gens estiment, dès l'instant où il s'agit d'une science dite exacte telle la chimie ou la physique, que la personnalité des observateurs importe peu puisque des opérateurs de nationalité ou de confessions différentes arrivent tous aux mêmes résultats.
Ceci est faux. Tout expérimentateur scientifique est limité dans son aptitude à abstraire des informations de la nature par le système d'éducation qu'il a reçu chez ses parents puis à l'université. Ainsi que l'indique la Sémantique générale, chaque chercheur introduit son équation personnelle dans ses recherches, c'est pourquoi un physicien dont la personnalité a été modelée de façon moins rigide que d'autres pourra arriver à résoudre des problèmes que ses collègues ne pouvaient solutionner. En d'autres termes, l'observateur est toujours une personne bien déterminée.
Ainsi, lorsque Le monde des Ã commence, mon héros, Gilbert Gosseyn, apprend qu'il n'est pas ce qu'il pensait être ; sa conception de lui-même est entièrement fausse. Mais en réalité, n'en est-il pas de même pour nous tous ? Seulement, nous sommes tellement imprégnés de cette fausseté et nous acceptons si bien nos limitations, que nous ne remettons rien en question.
Pour en revenir à l'histoire du Monde des Ã, Gosseyn, ignorant toujours qui il est, se familiarise peu à peu avec son « identité ». Cela signifie simplement qu'il « abstrait » un certain savoir des événements et qu'il leur accorde un certain crédit.
Peu à peu, il en vient à croire que cette partie de son identité qu'il a ainsi définie en est en réalité le tout. Cela est particulièrement évident dans le second roman, Les joueurs du Ã, où Gilbert Gosseyn s'accepte tel qu'il est et reste ainsi un pion. En fait, son identité - donc lui-même -n'existe que parce que son esprit enregistre tous les impacts de l'environnement, c'est-à-dire lui constitue une mémoire.

Ainsi, l'autre idée de base de ce livre est que mémoire et identité sont une seule et même chose. Mais je ne l'ai pas dit nettement, je l'ai mis en scène. Par exemple, au tiers de ce roman-ci, Gosseyn est assassiné. Il reparaît au début du chapitre suivant, toujours le même homme mais dans un nouveau corps, et c'est seulement parce qu'il possède la mémoire du corps précédent qu'il accepte son identification avec le, Gosseyn mort. Pour me résumer, la mémoire c'est le soi. Si vous relisez ce livre vous vous rendrez compte que cette idée y tient une place essentielle. Le monde des A fut peut-être le premier roman de science-fiction qui puisse être lu à deux niveaux. "

Par Non-A
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Lundi 2 octobre 2006

 

 Si vous venez pour la première fois sur ce blog, nous vous conseillons de commencer par la lecture du premier article à avoir été publié "Présentation de la Sémantique Générale", à l'adresse http://semantique-generale.over-blog.com/article-3980484.html , puis de lire les suivants dans l'ordre inverse dans lequel ils apparaissent dans la liste des articles.

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MEMOIRE, ABSTRACTION, IDENTITE selon Van Vogt.

Extrait : " Le Monde des à", chapitre 24.

" Tandis que la voix retraçait le développement du système nerveux sur la Terre, les images de l'écran changeaient, montrant des interconnexions nerveuses de plus en plus complexes pour aboutir aux formes relativement supérieures de l'existence, aux créatures compliquées qui pouvaient tirer une leçon de l'expérience. Un ver se heurtait deux cents fois à un contact électrique avant de s'en écarter; puis, replacé devant le même test, s'en écartait cette fois au bout de soixante rencontres. Un brochet séparé d'un vairon par un écran à peine visible se tuait presque dans ses efforts pour le franchir et finalement convaincu de l'impossibilité, il n'essayait même plus une fois l'écran retiré ; il continuait à ignorer l'inaccessible vairon. Un cochon devenait fou lorsqu'on le forçait à parvenir à sa nourriture selon un chemin compliqué Toutes les expériences étaient montrées. D'abord le ver, puis le brochet se jetant sur l'écran, le cochon gémissant, affolé ; et ensuite, un chat, un chien, un coyote et un singe au cours de diverses expériences.

Toujours rien que Gosseyn puisse utiliser. Pas de suggestion, pas de comparaison qui eût quelque rapport avec ce qu'il voulait faire.

- Maintenant, dit la voix, avant de passer au cerveau humain, il vaut la peine de remarquer que chez tous ces animaux, on peut relever une faiblesse qui se répète en chaque cas. Sans exception, ils établissent une analogie selon une base insuffisante. Le brochet, une fois l'écran enlevé, continue à juger son milieu selon la douleur éprouvée lorsque l'écran est en place. Le coyote est incapable de distinguer l'homme armé d'un fusil de l'homme muni d'un appareil photographique. Dans chacun de ces cas, une similitude qui n'existe pas est sous-entendue. L 'histoire des âges obscurs de l'esprit humain est celle de sa vague conscience d'être plus qu'un animal, mais c'est une histoire qui se déroule devant une toile de fond d'actions animales, et qui prend ses racines dans un ensemble d'identifications étroites et animales. L'histoire du non-A, au contraire, est celle de la lutte de l'homme pour entraîner son esprit à distinguer entre des objets apparemment semblables mais qui diffèrent dans l'espace-temps. Chose bizarre, les expériences scientifiques de cette période éclairée montrent une tendance progressive à préciser la similitude à la fois dans les méthodes, la mesure des temps et la nature du matériel employé. On a pu naturellement dire que la science tentait de préciser l'approximation des similitudes parce que de cette façon seulement...

Gosseyn, qui écoutait avec impatience, attendant que commençât l'exposé sur le cerveau humain, s'arrêta brusquement.

Qu'est-ce que c'était ? Qu'est-ce que c'était que ça ? pensa-t-il.

Il dut se retenir à son fauteuil, se détendre et se souvenir. Et là, il se leva et se mit à arpenter le plancher avec l'excitation brûlante d'une grande découverte. Pousser l'approximation des similitudes. Que cela pouvait-il être d'autre ? Et la méthode pour y parvenir devait obligatoirement passer par l'intermédiaire de la mémoire,

Au sens le plus strict, la mémoire doit reproduire un événement tel qu'il a été enregistré initialement. Or, l'esprit peut seulement répéter ce qu'il a perçu et donc il ne pourra similariser ce qu'il n'a pu retenir du processus naturel. Le principe d'abstraction de la Sémantique générale s'applique ici : l'abstraction des perceptions,

Au départ, il faut donc une plus grande appréhension de ce qui compose l'identité de l'individu, c'est-à-dire en fait la mémoire stockée dans son cerveau, voire ailleurs dans son corps, Plus une personne fait des efforts pour rendre sa mémoire parfaite, plus elle devient individualisée et originale. "

Par Non-A
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Mardi 3 octobre 2006

 Si vous venez pour la première fois sur ce blog, nous vous conseillons de commencer par la lecture du premier article à avoir été publié "Présentation de la Sémantique Générale", à l'adresse http://semantique-generale.over-blog.com/article-3980484.html , puis de lire les suivants dans l'ordre inverse dans lequel ils apparaissent dans la liste des articles.

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Dans la postface de l'édition de 1974 du deuxième roman du Cycle du Ã, " Les joueurs du Ã", A.E Van Vogt écrit : " Lors de la première publication de ce présent ouvrage, j'avais déjà deux fois dix-huit ans et je venais de terminer ma thèse sur la sémantique générale, un système non-aristotélicien, non euclidien, non newtonien. Cette même année, je devins membre de la Société Internationale de Sémantique Générale, dont le siège se trouvait à l'époque à San Francisco. J'y suis toujours inscrit, mais j'étais parvenu à mes conclusions dès 1948 et je les ai résumées en tête de chaque chapitre de ce second roman."

C'est dire l'importance qu'il faut accorder à ces têtes de chapitre qui, pour Van Vogt, résument sa conception des principes et des applications de la Sémantique Générale. Voici quelques-unes de ces têtes de chapitres (les numéros renvoient aux numéros de chapitre) que Van Vogt a appelés les "Non Axiomes" :

10 – Dans l’intérêt de la raison, DATEZ. Ne dites pas : " Les savants croient… " Dites " Les savants croyaient en 1948… " ou " Jean Dupont (1948) est socialiste… " Toutes choses, y compris les opinions politiques de Jean Dupont, sont sujettes au changement, et l’on ne peut, par conséquent, les mentionner que si elles sont déterminées dans le temps.

11 - Dans l’intérêt de la raison, REPERTORIEZ . Ne dites pas " Deux petites filles… " à moins que ne vous vouliez dire " Marie et Jeanne, deux petites filles, distinctes l’une de l’autre, et de tous les autres habitants du monde… "

12 - Dans l’intérêt de la raison, utilisez la formule ET COETERA. Quand vous dites " Marie est une bonne fille ! " ne perdez pas de vue que Marie est bien autre chose que " bonne ". Marie est " " bonne ", gentille, charmante, et coetera, ce qui signifie quelle possède encore bien d’autres caractéristiques. Il vaut également la peine de se rappeler que la psychiatrie moderne – 1956 – ne considère pas que l’individu tranquillement " bon " ait une personnalité très saine.

13 – Dans l’intérêt de la raison, prenez garde d’ETIQUETER. Des mots comme Fasciste, Démocrate, Républicain, Catholique, Juif, se rapportent à des êtres humains, qui ne sont jamais tout à fait étiquetables.

14 – Dans l’intérêt de la raison, utilisez des REFERENCES  : par exemple, "  le conscient " et " l’inconscient " sont deux termes descriptifs utiles ; mais il reste à prouver que ces termes eux-mêmes reflètent avec précision " l’existant " au niveau des faits. Il existe des cartes de territoires sur lesquels nous ne pourrons jamais avoir de renseignements exacts. L’entraînement à étant destiné aux individus, l’essentiel est de rester conscient de la signification " multiordinale " ", c’est-à-dire polyvalente, des mots que l’on entend ou que l’on prononce.

16 – Dans l’intérêt de la raison, apprenez à apprécier un événement en fonction de ses répercussions d’ensemble. Ceci inclut les modifications viscérales et nerveuses ; les réactions émotionnelles, les pensées relatives à l’événement, le commentaire formulé, l’action résultante, etc.

17 – Dans l’intérêt de la raison, n’oublions pas l’inter-réaction. Un jugement peut concerner la réalité – mais il peut concerner un jugement concernant un jugement concernant la réalité.

18 – Dans l’intérêt de la raison, souvenez-vous que la carte n’est pas le terrain, le mot n’est pas la chose qu’il exprime. Chaque fois que l’on confond la carte avec le territoire, un " trouble sémantique " s’enracine dans l’organisme. Ce trouble persiste tant qu’on n’a pas reconnu les limitations de la carte.

19 – Dans l’intérêt de la raison, rappelez-vous ceci : d’abord se produit l’événement, le stimulus initial ; en second lieu, le choc nerveux de l’événement, par le canal des sens ; en troisième lieu, la réaction émotionnelle fondée sur l’expérience passée de l’individu, en quatrième lieu, la réaction verbale. La plupart des individus identifient la première et la quatrième étape et ignorent l’existence de la seconde et de la troisième.

21 – Il ne suffit pas de connaître les techniques d’entraînement non-A. Elles doivent être assimilées jusqu’à devenir automatiques, c’est-à-dire non-conscientes. La période " discursive " doit faire place à la période " active ". Le but doit être une souplesse totale des démarches mentales, en deçà du plan verbal, à l’égard de n’importe quel événement. La Sémantique Générale a pour objet de donner à l’individu un sens de l’orientation et non pas un nouveau cadre indéformable.

Par Non-A
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Mercredi 4 octobre 2006

 Si vous venez pour la première fois sur ce blog, nous vous conseillons de commencer par la lecture du premier article à avoir été publié "Présentation de la Sémantique Générale", à l'adresse http://semantique-generale.over-blog.com/article-3980484.html , puis de lire les suivants dans l'ordre inverse dans lequel ils apparaissent dans la liste des articles.

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Dans la postface de l'édition de 1974 de "Les joueurs du Ã", Van Vogt s'exprime sur le rôle de la Sémantique Générale en politique, en fustigeant au passage Staline, Hitler et Mao - et particulièrement la structure étatique mise en place dans les pays gouvernés par les communistes - autant que les activistes de tous bords. Son analyse vise surtout à montrer que pour établir une société sans Etats, ce sont avant tout les comportements humains qu'il faudrait changer :

 

EXTRAITS DE LA POSTFACE (Réédition de 1974 pour les Editions J’ai Lu):

" Afin de comprendre un tel rêve – la disparition de tout gouvernement -, nous devons avant tout examiner les gens qui nous entourent et chercher comment ils pourraient s’intégrer, aujourd’hui, dans un monde sans Etats. "

" Quels changements devront se produire dans le comportement humain avant que la chose puisse arriver ? "

" Les gens qui pensent ainsi " ou bien - ou " (tu fais ça sinon …) ont, depuis la nuit des temps, torturé leurs semblables.

" Il est permis de penser que jusqu’à ce jour, nous avons eu des gouvernements parce que les gens sont ce qu’ils sont. Personne n’a décidé un beau matin de fonder une force de police ni de vote des lois. En étudiant l’histoire de l’homme, grâce aux cerveaux curieux des anthropologues et autres savants, on constate tristement que, il y a bien longtemps, tout groupe ethnique se protégeait de ses éléments aliénés, sinon les hommes de valeur étaient assassinés et les femmes violées. Avec le temps, le rôle protecteur fut délégué aux forces spécialement entraînées et elles finirent par avoir leur propre impact à tête d’hydre. "

" La question est d’autant plus confuse que, aujourd’hui, on a réellement besoin de changement. Les peuples devraient avoir leur part égale des biens de la planète. Alors comment résoudre ce problème ? "

" Et que peut faire le système non-A de la sémantique générale pour créer l’Etat parfait dont rêvent tous les hommes, jeunes ou vieux ? "

" … sous la scintillante folie, on pourra découvrir une société sans Etat, et ce qu’elle nécessiterait pour pouvoir exister. Elle devrait avant tout trouver des gens qui sachent résoudre les problèmes, par profession, qui n’exigent pas pour eux-mêmes des plaisirs qu’ils dénient aux autres, et qui soient totalement non-aliénés.

Je crois que ces exigences fermeraient la porte à tous les activistes de ma connaissance. "

Par Non-A
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