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Jeudi 19 octobre 2006

A propos des " réactions sémantiques "

Dans son " Introduction à la Sémantique Générale ", Hélène Bulla de Villaret nous donne la définition de la " réaction sémantique " selon Korzybski : " Réaction à la signification d’un terme que provoque son emploi… avec toutes les répercussions que cela peut entraîner pour l’ensemble de l’organisme psycho-somatique ".

J’ai publié précédemment sur ce blog un article de Louis Painchaud "  Le halo affectif " qui évoquait la charge émotionnelle véhiculée par les mots et qui concluait :  " L’affectivité des mots est toujours présente. Même si on a tendance à l’oublier. Elle décide de nos choix et c’est un facteur non négligeable de l’incommunicabilité. "

Un communiqué de presse de l’INSERM de mai 2005 apporte encore des informations intéressantes sur les résultats d’une recherche sur le traitement sémantique inconscient des mots par le cerveau à l’insu du récepteur.

 

Le sens des mots, accessible inconsciemment

Article du 16/05/2005 accessible sur le site de l’INSERM à la page : http://www.inserm.fr/fr/outils/recherche/resultats.jsp?method=and&words=neurophysiologie

" En montrant que le cerveau est capable d’accéder au sens émotionnel des mots présentés de manière subliminale, et pas seulement aux lettres qui le constituent, des chercheurs de l’unité Inserm " Neuro-imagerie cognitive " et de l’Hôpital Pitié-Salpêtrière (AP-HP) prouvent que les processus mentaux inconscients sont certainement beaucoup plus riches qu’on ne l’estimait jusqu’à présent puisqu’ils intègrent des notions aussi abstraites que le champ sémantique. Ces travaux dirigés par Lionel Naccache sont publiés dans les Proceedings of the National Academy of Science.

 

 

On sait depuis longtemps que notre cerveau est capable de traiter des informations issues de l’environnement sans que nous en soyions conscients. Mais quelles sont les limites de ces processus mentaux inconscients ? Cette question agite la communauté des neurosciences cognitives depuis plusieurs décennies.

La plupart des processus mentaux inconscients mis en évidence portent sur des représentations cognitives non abstraites. On sait par exemple que la morphologie d’un mot et les lettres qui le composent sont accessibles inconsciemment. En revanche la perception de la signification des mots reste très discutée. De même, les images subliminales, c’est-à-dire présentées trop brièvement pour être perçues consciemment, font débat quant au niveau de traitement effectué par le cerveau de l’individu. Il reste probablement à un niveau sommaire, sans accès au sens de l’image.

L’étude menée par l’équipe Inserm de Lionel Naccache, en collaboration avec les services de neurophysiologie clinique, neurologie et neurochirurgie de l’hôpital Pitié-Salpêtrière et publiée dans Proceedings of the National Academy of Science (PNAS) montre pourtant que ces processus mentaux inconscients peuvent atteindre des niveaux très abstraits.

Les chercheurs ont utilisé la technique de présentation visuelle subliminale : ils ont flashé brièvement des mots à des patients, avec une durée d’apparition ne permettant pas une lecture consciente. Ces patients épileptiques -dont la prise en charge médicale nécessitait l'implantation transitoire d'électrodes profondes intra-cérébrales dans une perspective chirurgicale- leur ont permis d’observer directement l’impact de cette présentation subliminale au niveau du cerveau. Chez les trois patients qui se sont prêtés à cette étude, les électrodes ont été implantées dans une région incluant une structure cérébrale fondamentale pour la régulation de réactions émotionnelles : l'amygdale cérébrale.

L’activité électrique de l’amygdale de ces patients a été enregistrée pendant qu’on leur présentait diverses séquences de mots : effrayants (ex : danger, tuer), neutres ou gais (ex : cousin, sonate). Chez chacun de ces trois patients, les scientifiques ont détecté une réponse reproductible de l'amygdale liée à la valeur émotionnelle de ces mots inconsciemment perçus. Cette réponse de l'amygdale témoigne ainsi d'un décodage inconscient préalable de la signification de ces mots, et de l'extraction de leur contenu émotionnel. Afin de valider ces résultats, les chercheurs ont inclus à l’expérience la présentation de mots consciemment perceptibles, ce qui a permis de démontrer que la même région s’activait également avec une perception consciente du sens émotionnel de ces mots.

Bien que ces patients soient épileptiques, les chercheurs précisent que les régions du cerveau étudiées n’étaient pas impliquées dans leur maladie et que les résultats obtenus peuvent donc être généralisés à des sujets sains. Ces travaux suggèrent également que le sujet a réalisé un traitement global de la valeur sémantique du mot, en amont de cette réaction émotionnelle. L’équipe envisage donc de nouvelles recherches au niveau des étapes précoces de traitement sémantique inconscient.

Cette étude menée grâce à une collaboration efficace entre des équipes de recherche fondamentale et des cliniciens permet d’enrichir notre vision des processus mentaux non conscients, longtemps perçus comme "stupides", automatiques ou rigides alors qu’ils se révèlent pouvoir atteindre les niveaux les plus riches et les plus abstraits de nos représentations mentales. "

Par Non-A - Publié dans : semantique-generale
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Mercredi 18 octobre 2006

Extrait de l'article de Michel Saucet " La carte et le territoire " publié dans " Métaphore " n° 24 de décembre 1997

 

" Nous vivons dans un monde ultra-médiatisé

Posez les questions suivantes à quelques amis :

  • - Que pensez vous du conflit entre les pays X et Y (les exemples ne manquent pas) ?

  • - Croyez-vous que la mondialisation de l'économie soit une chance pour notre pays ?

  • - Quel temps fera-t-il demain?

  • - Etc.

A la première question, il est vraisemblable que votre interlocuteur exprimera une opinion, peut-être de manière véhémente, et qu'il est prêt à vous démontrer la pertinence de ses arguments. Sur quoi sont-ils fondés ? S'est-il rendu sur place et a-t-il observé un certain nombre de faits qui justifient sa position ? Probablement non, mais comme la plupart d'entre nous il s'informe grâce à la télévision, les journaux, la radio... et il interprète ce qui a été déjà interprété par un autre - il construit une méta-carte - au travers de sa sensibilité. L'information se substitue à l'observation.

Pour la seconde question, voir ci-dessus.

Enfin pour la troisième, si traditionnellement les paysans observaient le ciel, le vol des oiseaux et d'autres signes pour inférer du temps à venir, aujourd'hui, la plupart d'entre eux regarde la "météo" la télévision.

Je pourrais multiplier les exemples à l'infini. Le but de ces remarques est d'attirer l'attention sur l'omniprésence de ces nombreuses cartes qui, dans nos sociétés modernes se substituent insidieusement, voire malhonnêtement, à l'expérience directe. Si la connaissance historique a été de tout temps une reconstruction du passé, qu'il est hors de question de discuter ici sur le fond, l'efficacité de nos moyens techniques et l'attrait que cela présente pour la plupart d'entre nous devrait peut-être nous inciter à la prudence. Je pense ici aux spectaculaires constructions de l'architecture virtuelle que nous proposent nos "cytobactériologiques".

La déréalisation du monde ne fait que commencer

Il est bien évident que le phénomène ne peut que s'amplifier et qu'il pose le problème très présent de la déréalisation de notre monde. Bien entendu la chose n'est pas nouvelle et de tous temps les hommes ont cartographié leur monde pour se l'approprier. Ce qui est nouveau c'est l'omniprésence de l'information, c'est le temps passé devant les téléviseurs, ordinateurs et autres machines. La possibilité de "vivre" dans des univers virtuels, dans la carte (?), n'est pas à exclure. Cela constitue-t-il un quelconque danger ou un progrès, est-ce une mutation vers la noosphère de Teilhard de Chardin, l'avenir nous le dira. Quoi qu'il en soit, les prémisses de la S.G. constituent un système de sécurité simple et efficace. "

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Mercredi 18 octobre 2006

LA STRUCTURE SELON LA SEMANTIQUE GENERALE ET LE BOUDDHISME

Extrait de " Introduction à la Sémantique Générale "  de Hélène Bulla de Villaret

" Donnons ici un exemple du rôle de la structure : l'alcool et l'éther ont tous deux des molécules composées de six atomes d'hydrogène, un d'oxygène et deux de carbone. Malgré cela, nous avons affaire à des corps différents parce que la disposition de ces atomes n'est pas la même dans les deux cas : la structure de la molécule d'alcool est autre que la structure de la molécule d'éther .

Cette notion de structure est particulièrement importante pour nous : toute acquisition véritable de connaissances repose en effet sur une étude des relations, une recherche de structure. Et lorsque nous créons quelque chose, c'est d'abord sa structure que nous cherchons à nous représenter .

II semble pourtant que cette notion, et son rôle, n'ait pas toujours été suffisamment aperçue dans le passé. C'est ainsi, pour ne donner qu'un exemple, que le Bouddhisme, pour faire comprendre l'une de ses doctrines, utilise l'image suivante qui est célèbre... et induit en erreur encore bon nombre de personnes :

" Qu'est-ce qu'un chariot ? A quoi se rapporte le terme chariot quand il est employé ?

" Il n'y a pas " d'essence centrale " dans le chariot. Le chariot est composé des roues, du coffre, de l'essieu, des rayons de roue, du timon et de beaucoup d'autres parties qui le composent. En dehors de ces parties, il n'existe pas de chariot. Le chariot existe dans et par les parties qui le composent. " (Kasyapa: Le Dhamma du Bouddha, Paris, 1947. )

On peut répondre à ceci que, si le chariot n'a peut-être pas, en effet, d' " essence centrale ", il a par contre une structure bien définie, qui lui est particulière, et dans laquelle les diverses parties le composant entrent en des relations précises qui permettront l'utilisation du chariot à des fins bien déterminées.

Ce que nous appelons " chariot " c'est donc, d'abord, cette structure particulière.

Nous voyons donc que lorsque nous avons affaire au " terrain ", à l'égard duquel nous jouons le rôle d'observateur mais dont, ne l'oublions pas, nous faisons aussi partie, nous pourrons mieux nous le représenter, nous pourrons faire des évaluations et par conséquent des prédictions plus correctes si, au lieu de rechercher ce que les choses sont, et qui, en dernière analyse, nous échappe, nous étudions un ordre, des relations, des structures. "

Par Non-A - Publié dans : semantique-generale
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Mardi 17 octobre 2006

INITIER LES ENFANTS A LA Sémantique Générale

Korzybski (Science and Sanity, chapitre 29):

" Nous commençons avec une petite expérience d'ordre sémantique sur le sujet de la "totalité ". Nous prenons n'importe quel objet, une pomme, un crayon, ou toute autre chose qui soit familière aux enfants. Les principes mis en cause sont d'ordre entièrement général et s'appliquent à tous les niveaux objectifs de manière très similaire. Nous disons aux enfants que nous allons nous amuser un peu. Puis nous leur demandons de nous dire " chacun des traits " caractérisant l'objet en question, en l'occurrence une pomme, ou " tout " ce qui la caractérise. Quand les enfants commencent à nous dire " tout " ce qui concerne la pomme, nous écrivons au tableau noir les caractéristiques indiquées. II est essentiel de les écrire. Nous devons avoir un enregistrement visible et extensionnel des caractères attribués à la chose. Quand les enfants sont arrivés au bout de leur rouleau en nous disant " tout " sur la pomme, nous ne devons pas nous déclarer satisfaits. Nous devons les faire douter, insister sur le fait que, peut-être, ils ne nous ont pas " tout " dit à son sujet, en utilisant continuellement le mot " tout ". Le terme " tout " doit être souligné et répété jusqu'à ce que les enfants en soient exaspérés. Plus ils apprennent à détester ce terme et mieux cela vaut. Nous formons ainsi en eux une très importante réaction sémantique... Quand le sujet semble épuisé et la liste des caractères de la pomme " complète " (nous nous assurons à plusieurs reprises que les enfants estiment nous avoir " tout " dit à son sujet), nous coupons la pomme en morceaux et montrons aux enfants par l'expérience, en utilisant éventuellement un microscope ou une loupe, qu'ils ne nous ont pas " tout " dit sur la pomme. "

Par Non-A - Publié dans : semantique-generale
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Lundi 16 octobre 2006

COMPORTEMENT DU SEMANTICIEN

Extrait de " Introduction à la Sémantique Générale " de H. BULLA DE VILLARET

 

" Reprenons plus systématiquement ceci, et tout ce qui a été dit précédemment, et examinons ce qui sépare le comportement d'un Sémanticien de celui d'un non-Sémanticien.

 

Le Sémanticien aborde chaque expérience avec un esprit ouvert et prudent. Il diffère sa réaction et prend son temps pour examiner ce qui se passe. Il sait que chaque expérience est un événement nouveau. Il sait aussi que, quel que soit le soin qu'il prenne à l'examiner, certains aspects, certaines caractéristiques de cette expérience lui échapperont. Il n'oublie pas le rôle que joue son " coefficient personnel ", il se souvient que chaque expérience met en jeu la totalité de son organisme psychosomatique.

 

Bon nombre de nos expériences impliquent une large part de communication verbale entre êtres humains. Le Sémanticien sait écouter. Il s'efforce de saisir de son mieux le sens que son interlocuteur cherche à donner à ses paroles. Mais il évite de réagir aux mots comme à des signaux et se souvient qu'ils ne sont que des symboles. Avant de prendre position, d'acquiescer ou de contredire, il cherche à en savoir davantage sur la qualité, par rapport au terrain, de la carte qui lui est présentée et n'omet point, en particulier, de poser sa petite question: " Que voulez-vous dire? " à chaque fois qu'elle lui paraît nécessaire.

 

Le Sémanticien passe ensuite à la description de l'expérience. Il essaie de le faire avec une honnêteté comparable à celle de l'homme de science. Il ne veut ignorer aucune des données qu'il peut apercevoir et il évitera de les décrire de manière déformante ou tendancieuse. Puisqu'il sait que ses informations ne sont jamais absolument complètes et que, par ailleurs, il est possible de voir les choses différemment, il fera précéder ses comptes rendus d'un modeste: " Pour autant que je le sache... " et ne manquera pas de reconnaître que c'est à lui que les données apparaissent sous tel ou tel jour.

 

Il aura recours à la classification. Celle-ci, en effet, est nécessaire tant à l'élaboration d'une vue structurelle du monde qu'à un maniement économique des connaissances, permettant des gains de temps, d'efforts et facilitant la communication entre hommes de ces connaissances. Une telle démarche est déjà le fait d'une intellectualisé développée, entraînée aux abstractions légitimes. Certaines peuplades demeurées à des niveaux de développement plus primitif n'ont pas encore franchi ce pas : elles auront, par exemple, des termes désignant un très grand nombre d'arbres divers, mais le terme générique " arbre " n'existera pas dans leur langue. La richesse de la terminologie s'appliquant aux bas niveaux d'abstraction richesse parfois plus grande que celle de nos langues évoluées - formera contraste avec la pauvreté de celle qui s'applique plus spécialement à des niveaux plus élevés.

 

Mais, en classant, le Sémanticien procédera de façon à ne pas escamoter les différences au profit des traits communs. Le terme employé marquera ces derniers, l'usage des index rappellera les premières. Index, chaînes d'index, permettront de noter encore les différences spatio-temporelles, et l'etc. ne sera pas oublié.

 

Toutes les données seront appréciées en termes de degrés et de nuances. L'expression "jusqu'à un certain point... " reviendra fréquemment dans ses énoncés.

 

Lorsqu'il classe, mesure, évalue, le Sémanticien tient compte du fait qu'il utilise fréquemment des standards établis conventionnellement et par conséquent, dans bon nombre de cas, arbitrairement. Les formulations basées sur ces standards lui apparaissent commodes, mais il se garde de les identifier au donné vécu d'une part, à l'observation directe de celui-ci d'autre part.

 

Etudiant les éléments du donné vécu et recherchant les relations qui les unissent, le Sémanticien tient compte, en particulier:

- du fait qu'il se trouve en présence de configuration dynamique dont les éléments se modifient ou se transforment, peuvent changer de place, de rôle et de comportement. De tels changements ont des répercussions sur les autres éléments d'un ensemble donné et vont entraîner pour eux des modifications qui; à leur tour, auront des répercussions, etc.

- du principe de la non-additivité: 1 + 1 ne font 2 qu'en arithmétique. Dans les autres domaines, les choses se montrent sous un jour beaucoup plus complexe : si l'on ajoute un litre d'eau à un litre d'alcool, on n'obtient pas deux litres de mélange mais un peu moins. Si deux personnes sont ensemble et qu'une troisième vienne les rejoindre, c'est toute la situation qui est changée.

 

On pourrait multiplier les exemples. Notons que, en mathématiques, l'additivité correspond au " langage linéaire " et la non-additivité au " langage non-linéaire ".

 

Le Sémanticien va ensuite désirer porter des jugements. Ici, il va se montrer attentif aux influences que peuvent jouer en la matière :

     

  • le souvenir d'événements vécus précédemment et qui l'ont sensibilisé de manière particulière ;

     

     

  • les normes de la culture au sein duquel il se trouve, normes qu'il pourra selon les cas choisir de respecter ou décider de remettre en question ;

     

     

  • ses connaissances et ses " ignorances " : il n'oubliera pas que si l'homme sait beaucoup de choses, ce sont en partie des choses " incorrectes ", " incertaines " ;

     

     

  • les limites de sa perception, de son observation, de son information ;

     

     

  • les réactions affectives qui ne s'adressent pas tant à l'événement lui-même qu'aux associations d'idées qu'il entraîne par son apparition ;

     

     

  • ses préférences affectives, esthétiques, éthiques, métaphysiques, toute sa " philosophie personnelle " ; ses intérêts; - ses postulats silencieux et ses motivations : ce sont là des facteurs dont, par une patiente étude de lui-même, il devra tenter de prendre conscience dans la mesure du possible.

     

     

  • Etc.

     

 

Dans la formation de ses jugements, le Sémanticien se souviendra d'abord que le niveau auquel il se situe ne permet que des probabilités.

Il évitera ensuite de trancher sur la base de catégories opposées ou d'un petit nombre de valeurs : deux parties en litige, par exemple, n'auront pas, l'une tort, l'autre raison, car le plus souvent la réalité est complexe au point que chacune peut avoir partiellement tort et partiellement raison. Dans nombre de cas, telle chose n'est pas ou ceci ou cela mais participe des deux à la fois.

 

A partir de ses jugements, de ses inférences, de ses déductions, le Sémanticien sera peut-être amené à bâtir une théorie. Mais une fois celle-ci édifiée, et loin de lui accorder créance avec satisfaction, il s'en fera résolument le critique, la confrontant aux faits, recherchant les caractéristiques qu'il a pu laisser de côté, et la mettant à l'épreuve de l'expérience.

 

Tout au long des étapes que nous avons notées, le Sémanticien ne se départira point d'une attitude non-élémentaliste, d'une orientation extensionnelle, de la conscience d'abstraire. Il se souviendra également que toute analyse est une dé-structuration toute synthèse une re structuration. "

Par Non-A - Publié dans : semantique-generale
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